Jeudi 25 juillet 2019

Paris, sous les toits, 42 degrés à l’extérieur, 39 à l’intérieur.

16h23

Troisième journée caniculaire, je crois que je me suis habituée à la chaleur. Mon ventilateur ne brasse plus que de l’air chaud. Mes appareils électroniques sont brûlants, je décide de ne pas les recharger, et d’arrêter de travailler. L’eau fraiche coule encore au robinet, et je suis étonnée d’avoir le réflexe de le vérifier. J’ai de la nourriture. Je pense au futur, je me questionne, je ne sais plus me projeter, je suis en colère.

21h45

37 degrés. Ils chauffent la paume de mes mains. Ils ne se trouvent pas à côté d’un four. Ils sont simplement exposés à la température ambiante. Ils sont bouillants. Je range mes couverts lavés quelques heures plus tôt, hagarde. Cela ne m’était jamais arrivé. Je tâte les murs de mon appartement, mes clés, tout semble avoir emmagasiné et conservé la chaleur écrasante de la journée.

21h52

J’observe le ciel qui s’assombrit, à quoi pourrait ressembler un orage sous ces températures ? Je regarde mon velux, je redoute la grêle, tout autre phénomène météorologique inhabituel. Je ne sais plus à quoi m’attendre. Les pales du ventilateur brassent un air tiède au parfum de pluie, qui s’écrase sur ma peau moite. Mon esprit bouillonne.

Vendredi 26 juillet 2019

10h42

31 degrés. Ma mâchoire me fait mal, comme lorsque je mâche trop de chewing-gums dans une journée. J’ai dû grincer des dents toute la nuit, c’est ce qui arrive lorsque je suis particulièrement anxieuse. J’ai très mal dormi, et ai dû arroser mes jambes d’eau froide entre deux sommes.

J’entends ses clapotis sur le toit et la fenêtre, je n’ai jamais autant aimé voir la pluie arriver.

Fin.


Ce contenu n’est pas sponsorisé.
Pour toute question, merci de bien vouloir utiliser le formulaire du site.