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J’ai été la première à juger « les gens », et je le regrette. J’ai fait preuve de condescendance, et j’ai infantilisé – certes, sans le vouloir – bon nombre de personnes. J’ai fait du mal autour de moi, et je me suis fait du mal à moi-même. Mais pourquoi ? Car je n’avais rien compris. Car j’utilisais une énergie folle à tenter de faire évoluer certains comportements qui me débectaient – et me débectent toujours – mais là n’est pas la question.

On dit toujours que « les gens » vont se rendre compte de l’état du monde, de l’état de la planète, qu’il suffirait de leur apporter les bonnes informations, au bon moment et de la bonne manière, pour qu’enfin ils prennent conscience de l’étendue des dégâts, et qu’ils réagissent.

Mais j’avais tout faux.
Que d’énergie perdue.
Que d’épuisement mental et physique pour RIEN.

Pourquoi ?

Car le problème, c’est qu’agir de cette manière – ou en tout cas avec cette intention et ce prisme, cette trajectoire – équivaut à mettre des coups d’épée dans l’eau.

Pourquoi ?

Car le problème n’est pas « les gens », même si la propagande de culpabilisation des individus fonctionne à plein régime.
Il nous faut ABSOLUMENT nous détacher de cela.
Certes, les comportements problématiques existent et doivent être « traités », MAIS le fait est que ces attitudes sont tout simplement recherchées. Elles sont symptomatiques.

S’il fallait vraiment « conscientiser » « les gens », alors il faudrait que ceux-ci réalisent que le problème n’est pas de « capter » la réalité du monde mais bien de savoir QUI en est à l’origine. On nous fait croire que nous sommes coupables ou en partie coupables alors même que nos actions sont incitées. « Voici un billet d’avion peu cher car subventionné, mais attention, si tu prends l’avion tu n’es pas responsable et c’est de ta faute, tu pourrais faire un effort voyons ! ».

Comment pourrions-nous être parfait.e.s dans un monde rendu volontairement imparfait ?

Lâchons prise sur le « les gens » et intéressons-nous aux véritables fauteurs de trouble – les décideurs – qui nous regardent – avec dédain – nous écharper pour des visions divergentes au sein même de nos mouvements.
Que d’énergie gâchée à ne pas combattre la source du mal.

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(3 commentaires)

  1. C’est très juste, le problème est systémique, mais je pense quand même que nous sommes dotés -tous- de la capacité à faire des choix et (pour reprendre ton exemp’e), d’accepter d’acheter ce billet d’avion low cost ou de s’en passer même si c’est frustrant quand on vit en surconsommant depuis l’enfance, et que c’est le modèle que l’on a toujours connu. Certains de nos choix quotidiens ne sont peut-être pas simples à faire, mais certainement pas impossibles non plus. L’on peut choisir de se déconditionner à vivre d’une manière que l’on sait problématique pour nos écosystèmes et pour les populations les plus vulnérables face à ces changements rapides. Bien sûr ce n’est pas simple pour plein de raisons différentes dont celle qui est exposée dans cet article, et puis les manières de consommer plus environnement friendly (si tant est que consommer puisse être environnement friendly) sont inabordables pour beaucoup, et enfin les manières de vivre alternatives effrayantes ou pas désirables pour la plupart (moi la première). Donc, malgré la justesse de cet article qui propose de regarder les causes véritables et d’aller à la racine du problème, et que je refuse aussi de « violenter » l’autre qui navigue comme il peut dans ce système pourri, je crois que nous pouvons individuellement et collectivement cesser de juste nous poser en victimes d’un système bien rodé et reprendre notre pouvoir, car ce système tient aussi en partie grâce à notre consentement: à suivre ses règles, à nous diviser (même les milieux militants peuvent être super unsafe et sectaires). Il est toujours possible de faire des choix différents avec ses possibilités et à son rythme, et d’aider les autres à faire de même pour finir par tous se mobiliser pour le faire tomber ce système, faible si l’on cesse d’acquiescer.

  2. Cela me fait penser à un épisode de The Good Place, où les gens vont au Paradis ou en Enfer en fonction des points que lui ont fait gagner ou perdre ses actions de son vivant.

    Un personnage réalise alors qu’à notre époque il est devenu pratiquement impossible pour un humain, aussi bon soit-il, d’accéder au Paradis car le moindre choix du quotidien comporte des ramifications négatives (pollution, exploitation humaine…) qui lui échappent: dans un système pourri, il ne peut plus y avoir de bon choix.

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