Le problème est qu’avec les écrans, nos capacités de ressentir et d’agir sont séparées. Nous sommes invités à ressentir toujours plus sans jamais pouvoir agir sur l’événement. Les animaux que l’on place expérimentalement dans cette situation présentent des troubles somatiques et psychiques et nous ne sommes pas étonnés qu’il en soit de même pour nous. Transformés par nos écrans d’actualité en spectateurs terrifiés d’un monde sur lequel il nous semble impossible d’agir, nous développons une fatigue d’impuissance.