Angers, le jeudi 11 février 2038


Bienvenue dans mon propre futur.

Nous sommes en février 2038 et l’air est lourd, chaud. Le ciel est gris foncé, menaçant. Il commence à se faire tard et je dois encore faire quelques courses avant de rejoindre ma fille à son cours de sport. J’espère passer entre les gouttes.

Depuis septembre 2019 et l’ouragan Lorenzo – premier phénomène météorologique de cette ampleur jamais observé au Nord-Est de l’Atlantique – les dépressions de ce type sont de plus en plus fréquentes sur la côte Ouest de l’Europe.

Le vent souffle la capuche de mon ciré jaune, que je dois remettre sans cesse. Il faut vraiment que je prenne le temps de remplacer le cordon. Les bourrasques m’agacent, et dans le même temps, me donnent l’impression de mieux respirer.

Une fois à l’abri dans le magasin, je manque de glisser sur le sol et de faire un vol plané, je me rattrape in extremis. Les semelles usées de mes bottes m’obligent à faire moins vite que prévu, et à poser ma main droite sur les étals pour ne pas perdre l’équilibre. La pluie s’est infiltrée sous la porte, et les pompes d’évacuation ne fonctionnant pas aujourd’hui, le sol est une véritable patinoire.

Journée pluvieuse, journée heureuse, disait-on à l’époque, et c’est effectivement le cas. Ce soir, je fête avec un peu d’avance mes cinquante et un ans, entourée de mes proches. Depuis l’exode urbain de la fin des années 2020, il est courant que les familles, autrefois disséminées, vivent à nouveau sous le même toit, comme c’est le cas pour nous. Fort heureusement, la cohabitation entre générations se passe plutôt – même si pas toujours – bien.

Les petits derniers de la famille, Eva et Pablo, adolescents, ont été conçus quelques mois après l’entrée en vigueur en 2022 des lois relatives à la politique mondiale de l’enfant unique et de l’état d’urgence généralisé, décrété suite à l’effondrement soudain et massif des ressources. Hors grossesses gémellaires et adoptions, les atteintes à la loi font risquer aux principales et principaux intéressés de lourdes sanctions, en sus des amendes et taxes à vie.

En attendant mon tour à la caisse, plongée dans mes pensées, mon coeur se met à battre de plus en plus vite, de plus en plus fort. Comment avons-nous pu en arriver là, nous qui avions encore la possibilité et le pouvoir de tout changer ?

L’Accord de Paris en 2015 et les rapports du GIEC de 2018 et 2019 n’auront pas été suffisants, le sabotage orchestré du traité sur la haute mer en mars 2020 sonnera le point de départ de la descente aux enfers de l’humanité, entraînant avec elle tout le vivant. L’année 2020 était pourtant notre dernière chance, nous le savions, toutes les preuves étaient là, les solutions aussi. Mais ils ont préféré protéger leurs intérêts, et nous avons préféré les laisser faire.

Je ne cesse de culpabiliser. Nous aurions dû nous battre plus fort contre ces monstres aliénés par l’argent et le pouvoir.

Le regard dans le vague, un souvenir plein d’émotion surgit de ma mémoire – que je tente de faire taire pour ne pas sombrer – celui de la mission effectuée à bord de l’Esperanza de Greenpeace durant l’été 2019 avec Julie, Maud, Mélanie, Edina, Sophie, Thiago et tous les autres, avant la catastrophe. Nous étions pleins de force et d’espoir.

Je ne peux retenir mes larmes.

Mon bipper m’extirpe de mes pensées, il est temps de filer prendre le tramway et je dois encore trouver une cabine pour téléphoner à mes parents, qui sont avec Pablo à la maison.

Je dépose à droite de la caisse mes légumes, mes œufs, le pain et un petit morceau de beurre salé. Je passe machinalement mes trois cartes sur le cadran. L’une d’entre elles fait sonner et flasher l’appareil, c’est mauvais signe. La caissière m’informe que mon crédit carbone hebdomadaire est épuisé, et que je dois replacer le beurre au frais là où je l’ai trouvé. Tant pis, tant que ma carte de rationnement reste dans le vert. Ce doit être à cause du chocolat importé acheté lundi pour mon gâteau d’anniversaire.

Qu’il est loin le temps où nous nous baladions avec nos cartes bancaires, sans aucune conscience des impacts de nos achats. Les transactions s’effectuent désormais à trois niveaux, en monnaie locale, en rations nationales, et en crédits carbone internationaux.

En remplissant mes sacs, je me retrouve face aux compartiments réfrigérés. Dire qu’il fût un temps, ils étaient pleins de viande et de poisson.

Mon bipper sonne une nouvelle fois, je vais finir par être en retard. J’appellerai papa et maman plus tard.

Je cours – alors que je ne devrais pas – vers le tramway qui arrive au loin.

Une quinzaine de minutes plus tard, j’arrive enfin à l’arrêt desservant le quartier de la bulle d’Angers.

Ce mois-ci, c’est mon tour. Les enfants n’ont droit qu’à un seul accompagnant, alors leur papa et moi alternons. Je passe sous le souffleur, qui me sèche en un temps record, et j’inspire à pleins poumons. Les fourmis dans mes mains commencent à disparaître. J’entends au loin les bruits des chaussures crissant sur le revêtement synthétique du terrain, quel bonheur ! Je m’installe dans les gradins et observe ma puce jouer au foot. Elle me remarque et m’envoie un bisou, toute fière et heureuse. Je le lui rends en l’encourageant, les yeux pleins d’amour.

Nous sommes en 2038 et les forêts de la planète ont été volontairement consumées par les humains, jusqu’à épuisement. Nous sommes en 2038 et les océans, surexploités et saturés de CO2, sont devenus trop acides, trop chauds. La biodiversité marine s’est effondrée.

Nous manquons cruellement d’oxygène.

Tandis que le monde suffoque, les jeunes gens de certains pays privilégiés peuvent encore faire du sport à raison d’une fois par mois dans ce que l’on appelle « les bulles », ces infrastructures alimentées en oxygène rattachées aux hôpitaux. Les adultes eux, sont encouragés à marcher pour rester en forme, puisque n’ayant plus accès aux centres sportifs équipés que deux fois dans l’année. Chaque citoyen est également supplémenté en oxygène portable lorsqu’il effectue ses travaux obligatoires aux champs.

Si seulement nous avions pu nous battre plus fort alors qu’il en était encore temps. Si seulement nous avions pu ne serait-ce qu’imaginer ce qui nous attendait.

Fin.


Le Monde. Le discours de Greta Thunberg à l’ONU. YouTube, le 23 septembre 2019 (4:15)

Le dernier Rapport spécial du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) souligne qu’il importe de définir, de toute urgence, des mesures prioritaires opportunes, ambitieuses et coordonnées pour faire face aux changements durables sans précédent que subissent l’océan et la cryosphère. […] L’océan se réchauffe, devient plus acide et moins fécond. La fonte des glaciers et des calottes glaciaires entraîne une élévation du niveau de la mer et les phénomènes côtiers extrêmes sont de plus en plus intenses. […] Les glaciers et les calottes glaciaires des régions polaires et montagneuses perdent de la masse, ce qui contribue à l’accélération de l’élévation du niveau de la mer, ainsi qu’à l’expansion de l’océan qui se réchauffe. […] Selon le rapport, le réchauffement de l’eau et les bouleversement de la chimie de l’océan perturbent déjà les espèces à tous les niveaux du réseau alimentaire océanique, ce qui a des répercussions sur les écosystèmes marins et les populations qui en dépendent. […] Le réchauffement de l’océan réduit le brassage entre les différentes couches d’eau et, en conséquence, diminue l’approvisionnement en oxygène et en nutriments nécessaire à la faune et à la flore marines.

Rapport du GIEC 2019 sur les océans et la cryosphère, septembre 2019.

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Ce contenu n’est pas sponsorisé, mais a été écrit en collaboration avec Greenpeace dans le cadre de la campagne #ProtectTheOceans.
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Paris, le dimanche 25 août 2019


Dimanche 25 août 2019

22h30

Nous y sommes presque.

Il se fait tard.

Calée au fond de mon canapé, un coussin sur les genoux pour réhausser mon ordinateur, j’observe par la fenêtre le ciel sombre et mystérieux qui me fait face. Le calendrier que je consulte me confirme que nous nous dirigeons doucement vers la nouvelle lune, qui en s’effaçant laissera bientôt place au plein rayonnement des étoiles.
Si vous saviez comme j’ai hâte de les observer loin de la ville, elles dont les lumières se refléteront bientôt partout autour de nous, dans l’immensité.

Je pense à la pollution lumineuse.

Je pense aux Humains.

Je pense à la voie lactée, à nous, au milieu de tout ça.

Je ferme les yeux et tente de me concentrer.

Mon cœur bat fort.

Je suis anxieuse.

Cela vaut-il vraiment le coup ? Ne suis-je pas en train de me tromper ?

Le vent tiède que me renvoie aléatoirement mon ventilateur au visage a des semblants de brise.

Lundi 26 août 2019

17h

Je suis fatiguée.

Depuis quelques jours, j’ai régulièrement le souffle coupé. Je somatise totalement. Les feux en Amazonie et en Afrique me perturbent profondément et remettent en perspective la mission que nous préparons depuis maintenant plusieurs semaines. J’avais pourtant tout imaginé, mais pas ça, pas ces feux, pas maintenant, pas si vite. Je prends un coup sur la tête.

Je ne cesse de me poser des questions.

J’oscille entre excitation et culpabilité.

Plus que jamais, nous devons communiquer autour de ces enjeux, en espérant (et surtout en faisant en sorte) que la récolte soit supérieure à la mise.

J’oscille entre motivation et résignation.

« Allez, tu ne pouvais pas ne pas participer à ce projet, tu as confiance en Julie et en sa capacité à transmettre des choses. »

Lundi 26 août 2019

19h

Notre live prévu demain matin est annulé.

Les canaux de communication de l’organisation avec laquelle nous partons sont pour le moment totalement dédiés aux feux en Amazonie, et c’est bien normal. Nous le comprenons.

Notre mission n’a donc pour le moment qu’un intérêt secondaire, bien que relevant des mêmes enjeux.

Nous ne pourrons rien vous dire jusqu’à jeudi. Julie et moi devrons broder.

Nous rions beaucoup, elle me rassure.

Mardi 27 août 2019

11h34

C’est donc ça, le Flygskam.

C’est donc lui, qui tourmente mon sommeil sans gêne.

Je frôle la crise de panique.

Julie, Maud, Mélanie et moi en parlons. Nous arrivons à la conclusion que l’impact de notre mission sera (nous l’espérons) bien supérieur aux nuisances engendrées.

Ne serait-ce pas une manière d’apaiser ma conscience alors que je suis précisément en train de nourrir le mal que je tente de combattre ?

Oui, mais.

Oui mais je suis, moi aussi, engluée dans mon confort d’occidentale « pourrie gâtée », c’est un fait.

Lors de l’enregistrement, nous croisons Ghislain et Olivier accompagnés de leurs caisses de matériel. Vivement que nous puissions échanger davantage.

Mardi 27 août 2019

16h37

Le bruit sourd des moteurs Rolls Royce en cabine me bercerait presque. L’ambiance à bord des Airbus fait (et je crois fera toujours) malgré moi partie des zones de confort auxquelles je me suis habituée.

Je me suis enfin calmée.

J’observe les formations nuageuses par le hublot et tente de profiter de ce moment.

J’aime les avions bien plus que de raison, et cela n’arrange pas mon affaire.

Je me lève, je marche, je campe devant les issues, j’écoute, j’observe.

Mardi 27 août 2019

19h35

Je regarde à ma gauche par le hublot. Mon regard revient machinalement sur mon écran, mais il est attiré par l’extérieur. Je mets mon film sur pause.

Ce qui se passe dehors est bien plus beau. Je ne m’attendais pas à la voir de si près, pendant de si longues minutes. Elle est si belle. Jamais je n’ai vu une si belle forêt, et jamais je n’aurais pu la trouver plus belle. Elle est dense, majestueuse, belle de ses irrégularités et de sa biodiversité apparentes, de son camaïeu de vert.

Je suis fascinée.

Le front posé contre la vitre, complètement absorbée, j’oublie de penser à mes voisins qui eux aussi, auraient peut-être aimé profiter de l’atterrissage. Je suis happée par l’instant présent.

Mercredi 28 août

19h30

Il sera notre principal allié, et surtout, notre compagnon de route ces prochains jours.

Né en 1984 à Gdansk en Pologne, plus exactement à Stocznia Polnocna au sud de la Mer Baltique, il est le quatrième d’une fratrie de quatorze.

D’origine Russe mais de nationalité Néerlandaise, initialement spécialisé en recherche et lutte contre les incendies puis reconverti il y a une quinzaine d’années à d’autres activités, il parcourt désormais le monde afin de mettre en lumière et documenter les urgences environnementales.

Après plus de 24 heures d’attente, nous l’apercevons enfin au loin, dans la pénombre.

Habillé d’un vert couleur forêt, enlacé par un arc-en-ciel, il porte le nom de l’espoir. Il parait que les arcs-en-ciel sont insaisissables.

Nous le savions plutôt grand et très résistant, il est effectivement impressionnant.

Lui, c’est L’Esperanza, Espy pour les intimes.

Avec ses 72,3 mètres de long, il est le navire d’expédition le plus imposant de la flotte de Greenpeace.

C’est à son bord que Julie et moi passerons les neuf prochains jours en tant que bénévoles dans le cadre de la campagne #ProtectTheOceans.

À suivre …



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Paris, le jeudi 25 juillet 2019


Jeudi 25 juillet 2019

Paris, sous les toits, 42 degrés à l’extérieur, 39 à l’intérieur.

16h23

Troisième journée caniculaire, je crois que je me suis habituée à la chaleur. Mon ventilateur ne brasse plus que de l’air chaud. Mes appareils électroniques sont brûlants, je décide de ne pas les recharger, et d’arrêter de travailler. L’eau fraiche coule encore au robinet, et je suis étonnée d’avoir le réflexe de le vérifier. J’ai de la nourriture. Je pense au futur, je me questionne, je ne sais plus me projeter, je suis en colère.

21h45

37 degrés. Ils chauffent la paume de mes mains. Ils ne se trouvent pas à côté d’un four. Ils sont simplement exposés à la température ambiante. Ils sont bouillants. Je range mes couverts lavés quelques heures plus tôt, hagarde. Cela ne m’était jamais arrivé. Je tâte les murs de mon appartement, mes clés, tout semble avoir emmagasiné et conservé la chaleur écrasante de la journée.

21h52

J’observe le ciel qui s’assombrit, à quoi pourrait ressembler un orage sous ces températures ? Je regarde mon velux, je redoute la grêle, tout autre phénomène météorologique inhabituel. Je ne sais plus à quoi m’attendre. Les pales du ventilateur brassent un air tiède au parfum de pluie, qui s’écrase sur ma peau moite. Mon esprit bouillonne.

Vendredi 26 juillet 2019

10h42

31 degrés. Ma mâchoire me fait mal, comme lorsque je mâche trop de chewing-gums dans une journée. J’ai dû grincer des dents toute la nuit, c’est ce qui arrive lorsque je suis particulièrement anxieuse. J’ai très mal dormi, et ai dû arroser mes jambes d’eau froide entre deux sommes.

J’entends ses clapotis sur le toit et la fenêtre, je n’ai jamais autant aimé voir la pluie arriver.

Fin.


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Concours x MADY

Ce concours est sponsorisé.

Fanny, la fondatrice de MADY et moi discutons depuis maintenant quelques semaines, après avoir été mises en relation par ma très chère Pauline (La Nana Blonde sur Instagram).

Dans un climat de rapport de force constant entre marques et créateurs.rices de contenu, je dois dire qu’il est extrêmement apaisant et réconfortant d’échanger avec une cliente respectueuse, bienveillante et à l’écoute (je vous assure que ce n’est vraiment pas toujours le cas, cf. le compte Instagram J’ai pas de budget), ce pourquoi je participe avec plaisir à la mise en avant de MADY via ce concours.

Pour la petite histoire, MADY est une marque bébé du premier confinement (j’ai l’impression d’être en plein dans mes fictions avec ce genre de phrase) pendant lequel ont eu lieu toutes les étapes du démarrage : Installation dans le coworking à Marseille, mise en place du laboratoire pour gérer la recherche et développement (R&D) en interne et maitriser les engagements pris avec Camille (employée mais bras droit et aussi investie que Fanny dans la marque), etc.

Camille est vegan et moi végétarienne, on ne triche pas, c’est vraiment important pour nous.

Fanny Authieu, fondatrice de MADY

Le mot d’ordre de MADY, la personnalisation !

  • Choisir sa base : Adaptée à votre type de peau : texture riche, semi-légère, ou légère.
  • Choisir son actif : La nature retranscrite avec soin dans des associations de plantes pour chaque actif.
  • Choisir son parfum : Gour’mande pour un plaisir sucré ou douceur de crème pour une note plus neutre, florale et rafraichissante.

Les engagements de la marque :

  • Les produits personnalisés MADY sont sans ingrédients d’origine animale et non testés sur les animaux. Le sort des animaux est un sujet qui tient particulièrement à cœur chez MADY.
  • La naturalité est au cœur de l’atelier ! MADY étudie les bienfaits de la nature pour les retranscrire au mieux dans ses actifs.
  • Camille au laboratoire teste et développe tous les produits dans l’atelier à Marseille. Les produits seront ensuite fabriqués par leur partenaire à moins de 30 minutes de route. De quoi garantir un circuit-court et minimiser l’impact écologique.
  • Les contenants sont composés d’un pot en verre avec un bouchon en aluminium : matériaux renouvelables et limitant l’impact environnemental.
  • MADY se veut être une marque de cosmétique inclusive, destinée à tous les genres, tous les types de peaux, toutes les carnations et toutes les ethnicités.

Nous recherchons toujours l’amélioration pour nos futurs développements !

Fanny Authieu, fondatrice de MADY

À gagner : 5 lots d’une crème à personnaliser en ligne avec le choix complet d’une base + 1 actif + 1 parfum, sur notre site à partir de mi-décembre.

Pour participer au concours, cliquez ici.

Pour participer à la campagne de crowdfunding en cours (profitez au passage de 20% de réduction), cliquez ici.


Retrouvez MADY sur Instagram.


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Concours x Socialter

Ce concours est sponsorisé.

Olivier – le fondateur de Socialter – et moi-même nous connaissons depuis des années. À force de nous croiser ici et là lors d’événements (dans le monde d’avant), une relation mi-amicale mi-professionnelle s’est installée au fil du temps. Nous suivons avec attention nos parcours respectifs et prenons plaisir à nous retrouver de temps à autres pour discuter de nos activités et des sujets d’actualité dans les locaux parisiens qui accueillent l’équipe de rédaction. C’est d’ailleurs à l’une de ces occasions que j’ai pu rencontrer Anaïs – directrice marketing communication depuis 2019 – à l’origine de ce partenariat, que je remercie par ailleurs pour sa confiance.

Au fur et à mesure des années, j’ai pu voir ce magazine évoluer, l’équipe se renouveler, et enfin se questionner.

À ce propos, vos suggestions (thèmatiques, invité.e.s, etc.) sont les bienvenues en toute fin de formulaire (plusieurs cases sont dédiées à vos retours), dans le cas où vous souhaiteriez faire passer un message à la rédaction.

Socialter se penche sur les idées nouvelles qui peinent à émerger dans le débat public. Loin des solutions toutes faites et des approches dogmatiques, avec une ligne qui questionne plus qu’elle n’impose, Socialter entend repolitiser le débat avec une question en tête : comment faire évoluer la société vers plus de justice, plus de démocratie, dans le respect des équilibres écologiques ? Convaincu que les actions individuelles ne suffisent pas pour changer radicalement de société, Socialter met le collectif au coeur de ses choix éditoriaux. Luttes, alternatives, expérimentations, actions exemplaires : Socialter déniche les initiatives de terrain susceptibles d’inspirer les citoyens concernés.

Philippe Vion-Dury, Rédacteur en chef
Socialter est un magazine indépendant publiant chaque année 6 numéros et 2 hors-série de 196 pages, vendus en kiosques et en librairies. Cliquez ici pour accéder aux anciens numéros au format numérique.

Après le succès du hors-série Le réveil des imaginaires avec Alain Damasio, Socialter s’associe à Baptiste Morizot. Et si, pour résoudre le conflit entre Nature et Culture, il fallait en finir avec la nature ? C’est la voie philosophique et pratique que propose Baptiste Morizot, auteur de Manières d’être vivants. Plus question de nous « reconnecter » à la Nature : il nous faut renouer avec le vivant, feu créateur qui nous a fait, nous défera. Il n’est pas un danger et il nous survivra, mais il nous faut préserver ses braises pour s’assurer que le monde reste habitable pour les humains.

Socialter et Baptiste Morizot se donnent pour mission de diffuser et rendre accessible le basculement ontologique par delà Nature et Culture, avec un espoir : voir émerger une authentique « culture du vivant » en France.

Nous avons découvert le travail de Baptiste Morizot par bouche-à-oreille : Hubert Guillaud qui officie à InternetActu nous avait soufflé son nom et son premier livre, Les Diplomates (WildProject, 2016). Puis ce fut au tour d’Alain Damasio de ne jurer que par lui et son ouvrage Sur la piste animale (Actes Sud, 2018), jusqu’à en faire un anagramme d’un de ses personnages de son roman Les Furtifs. Le temps de rattraper ce retard de lecture, voilà que paraissait Manières d’être vivant (Actes Sud, 2020), peu de temps avant le coronavirus : un ovni, une claque, et un livre important pour qui s’interroge sur notre rapport à la ‘nature’.

Au croisement de l’imaginaire, de l’anthropologie, de l’écologie et de la philosophie, nous trouvions cet étendard d’autant plus alléchant que nombre d’intellectuels et de militants commencent à converger vers lui.

Alors on est allés le voir fin juin, dans le Vercors, pour en discuter. Il a fallu négocier serré : se déguiser en randonneur aguerri, marcher deux bonnes heures sur des sentiers glissants, puis chercher les traces (fécales) d’une colonie de chauve-souris, pour enfin brainstormer dans une grotte.

Le jeu en valait la chandelle: Baptiste Morizot est monté à bord.

Philippe Vion-Dury, Rédacteur en chef

Cette couverture a été réalisée par Alice Saey.

Alice Saey est illustratrice et réalisatrice de film d’animation. Elle navigue entre Paris et Rotterdam, et pour nous, elle a filé la métaphore du vivant. Avant ça, elle a animé une mer de femmes nues, une danse d’oies égyptiennes et une chorale de volcans dans plusieurs clips. Pour son prochain court-métrage Flatastic, elle mettra en scène un ballet chaotique de raies manta et d’humain aplatis.

Chaque participant.e au concours recevra le numéro Etes-vous assez radical.e ? au format numérique + Socialter vous offre 5 packs comprenant 1 exemplaire du hors-série Renouer avec le vivant + 1 poster du visuel de la couverture imprimée en risographie par l’atelier Kiblind au format A3 (série limitée, dédicacée) d’une valeur de 60 €.

Ce concours est désormais terminé. Les gagnant.e.s sont :

  • Carline De Castro 
  • Sarah Bugnon
  • Cyril Cornet
  • Emeline Da Encarnaçao 
  • Léa Chauveau

Si vous ne faites pas partie des gagnant.e.s et que vous souhaitez tout de même soutenir (à partir de 19 €) la campagne de crowdfunding du nouveau hors-série de Socialter Renouer avec le vivant, cliquez ici.

Découvrez le nouveau concours de la semaine x MADY ici.


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#ProtectTheOceans x Greenpeace


 Il est un peu plus de 8 heures du matin au Sud-Est de l’île de Manhattan. Une légère averse vient de rafraîchir la ville, qui affiche d’ores et déjà 25°C. C’est l’été, rien de bien étonnant. Les quelques nuages présents dans le ciel New-yorkais assombrissent de temps à autres la façade clinquante et bleutée des trente-neuf étages de l’imposant rectangulaire Palais de verre. Une légère brise fait virevolter les drapeaux colorés des Etats Membres tout juste hissés, épousant le bâtiment du Nord au Sud et surplombant l’East River.

Nous sommes le lundi 19 août 2019.

Le quartier de Turtle Bay, et plus précisément le siège de l’Organisation des Nations Unies (ONU), s’apprêtent à accueillir l’ouverture de la troisième session de négociations de fond sur le futur traité mondial sur la haute mer. Les délégations, constituées des représentants des gouvernements des Etats membres de l’ONU, sont réunies pour deux semaines afin de débattre de la première version du texte publiée le 25 juin dernier par le secrétariat du département Droit de la mer. D’importantes modifications peuvent encore y être apportées, les enjeux sont immenses et les prochains jours seront cruciaux.

Les écosystèmes marins de haute mer sont la pompe biologique des océans : ils captent le dioxyde de carbone en surface et le stockent dans les profondeurs. Sans ce service essentiel, notre atmosphère contiendrait 50% de CO2 en plus, et la hausse des températures rendrait le monde inhabitable.

Source : Rapport 30×30 réalisé par Greenpeace en collaboration avec les universités de York et d’Oxford

Conscients (ou pas) du récent échec de la Convention pour la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) à protéger l’océan Antarctique face à une poignée d’États plus occupés à préserver leurs intérêts économiques à court terme qu’à soutenir un projet de sanctuaires marins malgré les preuves scientifiques, les gouvernements devront plus que jamais faire preuve de courage politique.

En se dotant d’un traité international juridiquement contraignant visant à protéger la vie et les habitats marins situés au-delà des juridictions nationales, les Nations Unies fourniront ainsi aux États parties des bases solides pour créer des réserves marines en haute mer.

Source : Rapport 30×30

Qu’est-ce que le traité sur la haute mer ?

Aujourd’hui, seuls 0,8% des océans (en haute mer) sont réellement protégés des activités humaines néfastes.

Today, only 4.8% of the world’s oceans are protected in implemented and actively managed marine protected areas. Approximately half of that, or 2.2%, of the ocean is highly protected in no-take marine reserves.

Source : Atlas of Marine Protection

Le traité sur la haute mer – également appelé traité (mondial) des océans – vise à atteindre d’ici à 2030 le seuil du tiers de zones à l’abri – cliquez ici pour effectuer vos propres simulations – via la création d’un réseau mondial d’aires maritimes protégées (AMP). Ce chiffre de 30% – un minimum vital – est une recommandation de la communauté scientifique internationale et de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

L’organisation non gouvernementale (ONG) Greenpeace* s’est battue pendant des années pour qu’un tel traité soit adopté. Les scientifiques parlent de ‘la dernière chance pour les océans’.

Source : Greenpeace

Un traité fort et ambitieux est indispensable afin de donner la possibilité aux Etats parties de créer des sanctuaires marins, de constituer le cadre juridique nécessaire et de mettre en place des mesures de protection drastiques.

Qu’est-ce que la haute mer ?

Imaginez un monde parallèle au nôtre, sur cette même terre, mais invisible. Imaginez ce monde, lieu de vie d’une multitude d’espèces, dont certaines migratrices, façonné par des chaines de montagnes sous-marines, des cheminées hydrothermales, des fosses abyssales, des fronts océaniques, ou encore des canyons si profonds qu’ils pourraient engloutir l’Everest.

La haute mer s’étend sur près de la moitié de la surface du globe. Cet espace océanique situé au-delà des frontières nationales et donc par définition en dehors des eaux territoriales ne fait l’objet d’aucune protection ni réglementation. Elle fait partie des régions du monde les moins étudiées.

La haute mer (eaux internationales) représente 43% de la surface du globe et 70% de l’espace vital disponible sur notre planète, terres et mers comprises. Cet immense espace abrite un monde marin complexe doté d’une biodiversité aussi riche que celle des eaux côtières et des zones terrestres.

Source : Rapport 30×30

Les océans ne sont pas seulement d’immenses réserves d’eau salée, ils sont indispensables à notre survie.

Sur les terres, la plupart des frontières sont établies et pacifiées depuis longtemps, et les libertés encadrées par la loi. Mais au-delà des juridictions nationales se trouve la dernière frontière de la planète : la haute mer, un univers de quasi non-droit, objet d’une piètre gouvernance où le pillage ne connaît aucune restriction ou presque. En effet, sous couvert des libertés que leur confère la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), quelques nations, riches pour la plupart, exploitent la vie marine à la recherche de profits.

Source : Rapport 30×30

Quelles menaces pèsent sur la haute mer ?

  • La surpêche / pêche industrielle : Les flottes de pêche les plus modernes parviennent à atteindre les zones les plus reculées et plus profondes. Des millions de tonnes de poissons sont capturées dans les filets des bateaux de pêche chaque année et avec eux, des milliers de tortues, requins, dauphins, etc., dommages collatéraux d’une activité pratiquée de manière industrielle.
  • La pollution au plastique : Huit millions de tonnes de déchets plastiques viennent polluer nos océans chaque année.
  • Le dérèglement / changement / réchauffement climatique
  • L’acidification des océans
  • L’exploration / exploitation / extraction minière / pétrolière (forages) des fonds marins / eaux profondes
  • Des assauts des industriels de manière générale
  • Etc.

La création de réserves marines est donc fondamentale si nous voulons protéger les habitats et les espèces, restaurer la biodiversité des océans, aider les écosystèmes marins à se régénérer et ainsi préserver les biens et services qu’ils fournissent.

Source : Rapport 30×30

À quoi serviront les AMP ?

Les écosystèmes marins sont en déclin, au bord de l’effondrement. Il est impératif que la haute mer fasse l’objet d’une protection.

Les différents textes qui existent aujourd’hui – comme la Convention sur la diversité biologique (CDB) – régulent l’exploitation de la haute mer mais n’ont pas pour objet de la protéger. La création de ces réserves permettra de réguler les activités et donc de protéger la biodiversité et les écosystèmes marins en augmentant notamment leur résilience en leur permettant de se régénérer et de prospérer.

Des millions de tonnes de poissons sont capturées dans les filets des bateaux de pêche chaque année et avec eux, de nombreuses autres espèces, dommages collatéraux d’une activité pratiquée de manière industrielle. La création de ces zones d’exclusions permettra également de lutter contre les changements climatiques et garantir la sécurité alimentaire de millions de personnes.

Source : Greenpeace

Qu’est-ce que la campagne internationale #ProtectTheOceans ?

Afin de documenter les discussions en cours et à venir et présenter un argumentaire à la hauteur des enjeux aux décideurs travaillant sur le traité, Greenpeace à lancé en avril dernier l’une des plus grandes expéditions scientifiques maritimes de son histoire, la mission « POLE TO POLE » , dans le but d’étudier et de mettre en lumière les zones océaniques menacées et leurs écosystèmes, de devenir leur porte voix.

Il est primordial de mieux connaître les écosystèmes marins pour mieux les protéger.

Thiago Almeida, chargé de campagne pour Greenpeace Brésil

Au départ de Londres et en association avec des scientifiques et experts de la biologie marine, le plus imposant bateau de la flotte de l’organisation – cliquez ici pour visiter virtuellement l’Esperanza – naviguera durant près d’un an à travers les océans, reliant ainsi le pôle Nord (Arctique) au Pôle Sud (Antarctique) et faisant escale dans certaines des régions du monde à protéger impérativement.

Cette expédition va nous conduire sur les zones qui sont en première ligne de la bataille que nous menons pour protéger nos océans. L’aide des scientifiques à bord sera précieuse pour comprendre les bouleversements que subissent nos océans et leurs écosystèmes, mais aussi pour savoir comment agir.

Edina Ifticène, chargée de campagne Océans pour Greenpeace
Source : « Itinéraire de l’Esperanza, d’avril 2019 à mars 2020 » . Greenpeace

Et Julie et moi dans tout ça ?

Depuis la fin du mois d’août, le navire de Greenpeace est présent dans la région du Récif de l’Amazone au large de la Guyane – bien connue pour sa forêt amazonienne – afin de documenter la richesse des écosystèmes marins de cette zone.

C’est à Cayenne que Julie (Douze Février) et moi avons embarqué pour neuf jours à bord de l’Esperanza sur le « leg » (étape) consacré à la documentation des eco-systèmes de la région. Nous sommes accompagnées des équipes « campagne » de Greenpeace, de membres de l’observatoire Pelagis (CNRS/Université de la Rochelle) ainsi que du Groupe d’étude et de protection des oiseaux en Guyane GEPOG, spécialistes de la mégafaune marine (mammifères et oiseaux marins), d’un vidéaste et d’un photographe apnéistes, d’un preneur de son et de journalistes de différentes rédactions.

Edit post campagne :

Notre bateau naviguera en « transect » (ligne virtuelle ou physique que l’on met en place pour étudier un phénomène où l’on comptera les occurrences) au large de la Guyane française, plus précisément dans sa zone économique exclusive (ZEE) – espace maritime sur lequel un État côtier exerce des droits – afin de permettre aux équipes d’observer et de faire l’inventaire de la richesse exceptionnelle de la biodiversité marine de la région (baleines à bosse, orques, requins-baleines, dauphins, lamantins, raies-mantas, cachalots, tortues marines, oiseaux marins, etc.) jusqu’alors peu étudiée et au sujet de laquelle la connaissance scientifique reste limitée. Une attention plus particulière sera apportée aux baleines à bosse observées depuis quelques années dans la région et à l’étude de potentielles nouvelles routes migratoires des cétacés entre les eaux des Caraïbes et celles de l’Atlantique Sud-Ouest.

Ces observations, confrontées à celles des campagnes aériennes REMMOA 2008 et 2017, permettront notamment de tester les modèles de distribution de ces espèces face aux changements des conditions environnementales.

Sophie Laran de l’observatoire Pelagis, qui assure la coordination scientifique de ce volet avec son collègue Olivier Van Canneyt

Conviées aux observations à vue et aux réunions « campaign meetings » quotidiennes, nous aurons l’occasion de découvrir au jour le jour l’avancée des observations et hypothèses scientifiques et de vous les partager. Julie publiera un vlog sur sa chaîne YouTube quelques semaines après notre retour, et j’écrirai quotidiennement un carnet de bord, que je vous partagerai régulièrement sur Instagram.

Qu’en est-il des négociations ?

Retour à New-York.

Sous un ciel gris et après 15 jours de traversée de l’Atlantique, le voilier Malizia II transportant la jeune Greta Thunberg touche au but en se dirigeant vers les quais de Manhattan, accompagné d’un flottille de 17 voiliers représentant chacun l’un des objectifs du développement durable (ODD) 2030, mis à l’eau par l’ONU .

Nous sommes le mercredi 28 août.

Deux jours plus tard, la troisième session des négociations sur le traité pour les océans se termine sans avancée majeure. Les quelques 190 pays réunis lors de ces deux semaines de discussions aboutissent à un statu quo. Certains Etats font pression pour un maintien du mode de gestion actuel – catastrophique – des océans.

Nous sommes le 30 août et les négociations ne sont clairement pas à la hauteur de l’urgence.

That’s why it’s so frustrating to see UN members like the European Union proposing insufficient solutions that don’t represent a real change for our oceans. In addition, we expect more ambition from China, the host of the CBD CoP15, to be at the forefront of biodiversity protection. We also expect a maritime nation like Norway to take leadership in this process and are disappointed to see them push for a treaty that manages our global oceans in the same way which has brought them to the brink of collapse.

Source : Greenpeace

Que faire ? 

Les gouvernements prendront-ils conscience des responsabilités qui leur incombent, en plaçant la protection des océans au-dessus des intérêts économiques ? Désormais, les enjeux sont encore plus importants pour la phase finale des négociations qui aura lieu en 2020. Ensemble, faisons pression sur le gouvernement français pour qu’il s’engage !

Greenpeace exhorte les chefs d’État et les ministres à faire de ce traité pour la conservation et la gestion durable de la haute mer, la priorité dans l’agenda international de l’année à venir.

Source : Greenpeace

Vous pouvez nous soutenir en nous aidant à mettre la pression sur le gouvernement français – pour rappel, la France possède le deuxième domaine maritime mondial – pour qu’il s’engage pour le traité le plus ambitieux possible en signant la pétition et en partageant cet article et ces informations sur vos réseaux sociaux avec le hashtag #ProtectTheOceans.

Les résultats de ce rapport montrent qu’il est tout à fait possible de créer un réseau mondial d’aires marines protégées représentatif sur le plan écologique pour répondre à la crise actuelle à laquelle nos océans doivent faire face et permettre leur restauration. Ce besoin est impérieux et les moyens pour agir d’ores et déjà disponibles. La réalisation de ce projet ne dépend donc que de la volonté politique.

Source : Rapport 30×30

Mobilisons nous !

Edit post campagne :


Ce contenu n’est pas sponsorisé, mais a été écrit en collaboration avec Greenpeace dans le cadre de la campagne #ProtectTheOceans.
Greenpeace France est une organisation indépendante des Etats, des pouvoirs politiques et économiques qui agit selon les principes de non-violence pour protéger l’environnement, la biodiversité et promouvoir la paix. Elle s’appuie sur un mouvement de citoyennes et citoyens engagé-e-s pour construire un monde durable et équitable. Greenpeace est présente dans 55 pays, sur tous les continents et tous les océans grâce à ses 28 bureaux nationaux et régionaux et ses trois bateaux. Elle compte plus de trois millions d’adhérent-es, dont 215 000 en France, et plus de 36 000 bénévoles à travers le monde.  
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