Il faudrait recréer des espèces d’agora (VRAIMENT safe, sans slogans, sans insultes, sans attaques ad hominem, etc.) où les gens (majorité silencieuse) pourraient s’exprimer sans risquer d’être menacés car ils ont simplement questionné le discours officiel, voire émis une critique. Ce n’est plus possible. Ca n’existe plus. Du coup, ces gens sont happés (et parfois simplement intéressés, arrêtons de dénier leur capacité à réfléchir et faire des choix en conscience) par d’autres partis qui les écoutent. Sauf qu’en agissant comme ça, la gauche perd l’occasion de conserver ces sujets (quels qu’ils soient) en y intégrant de la nuance. La gauche ostracise les « dissidents » (ce mot ne veut plus rien dire puisque poser une question n’est pas être dissident mais passons), les calomnie, les harcèle, les menace, et se demande ensuite pourquoi les gens se détournent d’elle ? Sa « pureté » va l’auto-détruire à ce rythme. Quelle image de la gauche donne la minorité visible ? Une incohérence délétère. Du deux poids deux mesures. Une intolérance dite tolérante. Une violence dite non violente. Il faut se rendre à l’évidence : la gauche censure violemment dans ses propres rangs. Il faut regarder la réalité en face. Ce qui s’est passé aux Etats-Unis va se passer ici. Les ex-démocrates ou les indécis n’ont pas forcément voté pour Trump mais contre des politiciens hors sol qui ne les représentent plus, par dégoût. Il va falloir arrêter avec le narratif qui est de dire que c’est toujours la faute des autres, il va falloir arrêter avec le mépris, il va falloir prendre ses responsabilités. Ou en assumer les conséquences. Ne sommes-nous responsables de rien ?
