#ProtectTheOceans x Greenpeace


 Il est un peu plus de 8 heures du matin au Sud-Est de l’île de Manhattan. Une légère averse vient de rafraîchir la ville, qui affiche d’ores et déjà 25°C. C’est l’été, rien de bien étonnant. Les quelques nuages présents dans le ciel New-yorkais assombrissent de temps à autres la façade clinquante et bleutée des trente-neuf étages de l’imposant rectangulaire Palais de verre. Une légère brise fait virevolter les drapeaux colorés des Etats Membres tout juste hissés, épousant le bâtiment du Nord au Sud et surplombant l’East River.

Nous sommes le lundi 19 août 2019.

Le quartier de Turtle Bay, et plus précisément le siège de l’Organisation des Nations Unies (ONU), s’apprêtent à accueillir l’ouverture de la troisième session de négociations de fond sur le futur traité mondial sur la haute mer. Les délégations, constituées des représentants des gouvernements des Etats membres de l’ONU, sont réunies pour deux semaines afin de débattre de la première version du texte publiée le 25 juin dernier par le secrétariat du département Droit de la mer. D’importantes modifications peuvent encore y être apportées, les enjeux sont immenses et les prochains jours seront cruciaux.

Les écosystèmes marins de haute mer sont la pompe biologique des océans : ils captent le dioxyde de carbone en surface et le stockent dans les profondeurs. Sans ce service essentiel, notre atmosphère contiendrait 50% de CO2 en plus, et la hausse des températures rendrait le monde inhabitable.

Source : Rapport 30×30 réalisé par Greenpeace en collaboration avec les universités de York et d’Oxford

Conscients (ou pas) du récent échec de la Convention pour la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) à protéger l’océan Antarctique face à une poignée d’États plus occupés à préserver leurs intérêts économiques à court terme qu’à soutenir un projet de sanctuaires marins malgré les preuves scientifiques, les gouvernements devront plus que jamais faire preuve de courage politique.

En se dotant d’un traité international juridiquement contraignant visant à protéger la vie et les habitats marins situés au-delà des juridictions nationales, les Nations Unies fourniront ainsi aux États parties des bases solides pour créer des réserves marines en haute mer.

Source : Rapport 30×30

Qu’est-ce que le traité sur la haute mer ?

Aujourd’hui, seuls 0,8% des océans (en haute mer) sont réellement protégés des activités humaines néfastes.

Today, only 4.8% of the world’s oceans are protected in implemented and actively managed marine protected areas. Approximately half of that, or 2.2%, of the ocean is highly protected in no-take marine reserves.

Source : Atlas of Marine Protection

Le traité sur la haute mer – également appelé traité (mondial) des océans – vise à atteindre d’ici à 2030 le seuil du tiers de zones à l’abri – cliquez ici pour effectuer vos propres simulations – via la création d’un réseau mondial d’aires maritimes protégées (AMP). Ce chiffre de 30% – un minimum vital – est une recommandation de la communauté scientifique internationale et de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

L’organisation non gouvernementale (ONG) Greenpeace* s’est battue pendant des années pour qu’un tel traité soit adopté. Les scientifiques parlent de ‘la dernière chance pour les océans’.

Source : Greenpeace

Un traité fort et ambitieux est indispensable afin de donner la possibilité aux Etats parties de créer des sanctuaires marins, de constituer le cadre juridique nécessaire et de mettre en place des mesures de protection drastiques.

Qu’est-ce que la haute mer ?

Imaginez un monde parallèle au nôtre, sur cette même terre, mais invisible. Imaginez ce monde, lieu de vie d’une multitude d’espèces, dont certaines migratrices, façonné par des chaines de montagnes sous-marines, des cheminées hydrothermales, des fosses abyssales, des fronts océaniques, ou encore des canyons si profonds qu’ils pourraient engloutir l’Everest.

La haute mer s’étend sur près de la moitié de la surface du globe. Cet espace océanique situé au-delà des frontières nationales et donc par définition en dehors des eaux territoriales ne fait l’objet d’aucune protection ni réglementation. Elle fait partie des régions du monde les moins étudiées.

La haute mer (eaux internationales) représente 43% de la surface du globe et 70% de l’espace vital disponible sur notre planète, terres et mers comprises. Cet immense espace abrite un monde marin complexe doté d’une biodiversité aussi riche que celle des eaux côtières et des zones terrestres.

Source : Rapport 30×30

Les océans ne sont pas seulement d’immenses réserves d’eau salée, ils sont indispensables à notre survie.

Sur les terres, la plupart des frontières sont établies et pacifiées depuis longtemps, et les libertés encadrées par la loi. Mais au-delà des juridictions nationales se trouve la dernière frontière de la planète : la haute mer, un univers de quasi non-droit, objet d’une piètre gouvernance où le pillage ne connaît aucune restriction ou presque. En effet, sous couvert des libertés que leur confère la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), quelques nations, riches pour la plupart, exploitent la vie marine à la recherche de profits.

Source : Rapport 30×30

Quelles menaces pèsent sur la haute mer ?

  • La surpêche / pêche industrielle : Les flottes de pêche les plus modernes parviennent à atteindre les zones les plus reculées et plus profondes. Des millions de tonnes de poissons sont capturées dans les filets des bateaux de pêche chaque année et avec eux, des milliers de tortues, requins, dauphins, etc., dommages collatéraux d’une activité pratiquée de manière industrielle.
  • La pollution au plastique : Huit millions de tonnes de déchets plastiques viennent polluer nos océans chaque année.
  • Le dérèglement / changement / réchauffement climatique
  • L’acidification des océans
  • L’exploration / exploitation / extraction minière / pétrolière (forages) des fonds marins / eaux profondes
  • Des assauts des industriels de manière générale
  • Etc.

La création de réserves marines est donc fondamentale si nous voulons protéger les habitats et les espèces, restaurer la biodiversité des océans, aider les écosystèmes marins à se régénérer et ainsi préserver les biens et services qu’ils fournissent.

Source : Rapport 30×30

À quoi serviront les AMP ?

Les écosystèmes marins sont en déclin, au bord de l’effondrement. Il est impératif que la haute mer fasse l’objet d’une protection.

Les différents textes qui existent aujourd’hui – comme la Convention sur la diversité biologique (CDB) – régulent l’exploitation de la haute mer mais n’ont pas pour objet de la protéger. La création de ces réserves permettra de réguler les activités et donc de protéger la biodiversité et les écosystèmes marins en augmentant notamment leur résilience en leur permettant de se régénérer et de prospérer.

Des millions de tonnes de poissons sont capturées dans les filets des bateaux de pêche chaque année et avec eux, de nombreuses autres espèces, dommages collatéraux d’une activité pratiquée de manière industrielle. La création de ces zones d’exclusions permettra également de lutter contre les changements climatiques et garantir la sécurité alimentaire de millions de personnes.

Source : Greenpeace

Qu’est-ce que la campagne internationale #ProtectTheOceans ?

Afin de documenter les discussions en cours et à venir et présenter un argumentaire à la hauteur des enjeux aux décideurs travaillant sur le traité, Greenpeace à lancé en avril dernier l’une des plus grandes expéditions scientifiques maritimes de son histoire, la mission « POLE TO POLE » , dans le but d’étudier et de mettre en lumière les zones océaniques menacées et leurs écosystèmes, de devenir leur porte voix.

Il est primordial de mieux connaître les écosystèmes marins pour mieux les protéger.

Thiago Almeida, chargé de campagne pour Greenpeace Brésil

Au départ de Londres et en association avec des scientifiques et experts de la biologie marine, le plus imposant bateau de la flotte de l’organisation – cliquez ici pour visiter virtuellement l’Esperanza – naviguera durant près d’un an à travers les océans, reliant ainsi le pôle Nord (Arctique) au Pôle Sud (Antarctique) et faisant escale dans certaines des régions du monde à protéger impérativement.

Cette expédition va nous conduire sur les zones qui sont en première ligne de la bataille que nous menons pour protéger nos océans. L’aide des scientifiques à bord sera précieuse pour comprendre les bouleversements que subissent nos océans et leurs écosystèmes, mais aussi pour savoir comment agir.

Edina Ifticène, chargée de campagne Océans pour Greenpeace
Source : « Itinéraire de l’Esperanza, d’avril 2019 à mars 2020 » . Greenpeace

Et Julie et moi dans tout ça ?

Depuis la fin du mois d’août, le navire de Greenpeace est présent dans la région du Récif de l’Amazone au large de la Guyane – bien connue pour sa forêt amazonienne – afin de documenter la richesse des écosystèmes marins de cette zone.

C’est à Cayenne que Julie (Douze Février) et moi avons embarqué pour neuf jours à bord de l’Esperanza sur le « leg » (étape) consacré à la documentation des eco-systèmes de la région. Nous sommes accompagnées des équipes « campagne » de Greenpeace, de membres de l’observatoire Pelagis (CNRS/Université de la Rochelle) ainsi que du Groupe d’étude et de protection des oiseaux en Guyane GEPOG, spécialistes de la mégafaune marine (mammifères et oiseaux marins), d’un vidéaste et d’un photographe apnéistes, d’un preneur de son et de journalistes de différentes rédactions.

Edit post campagne :

Notre bateau naviguera en « transect » (ligne virtuelle ou physique que l’on met en place pour étudier un phénomène où l’on comptera les occurrences) au large de la Guyane française, plus précisément dans sa zone économique exclusive (ZEE) – espace maritime sur lequel un État côtier exerce des droits – afin de permettre aux équipes d’observer et de faire l’inventaire de la richesse exceptionnelle de la biodiversité marine de la région (baleines à bosse, orques, requins-baleines, dauphins, lamantins, raies-mantas, cachalots, tortues marines, oiseaux marins, etc.) jusqu’alors peu étudiée et au sujet de laquelle la connaissance scientifique reste limitée. Une attention plus particulière sera apportée aux baleines à bosse observées depuis quelques années dans la région et à l’étude de potentielles nouvelles routes migratoires des cétacés entre les eaux des Caraïbes et celles de l’Atlantique Sud-Ouest.

Ces observations, confrontées à celles des campagnes aériennes REMMOA 2008 et 2017, permettront notamment de tester les modèles de distribution de ces espèces face aux changements des conditions environnementales.

Sophie Laran de l’observatoire Pelagis, qui assure la coordination scientifique de ce volet avec son collègue Olivier Van Canneyt

Conviées aux observations à vue et aux réunions « campaign meetings » quotidiennes, nous aurons l’occasion de découvrir au jour le jour l’avancée des observations et hypothèses scientifiques et de vous les partager. Julie publiera un vlog sur sa chaîne YouTube quelques semaines après notre retour, et j’écrirai quotidiennement un carnet de bord, que je vous partagerai régulièrement sur Instagram.

Qu’en est-il des négociations ?

Retour à New-York.

Sous un ciel gris et après 15 jours de traversée de l’Atlantique, le voilier Malizia II transportant la jeune Greta Thunberg touche au but en se dirigeant vers les quais de Manhattan, accompagné d’un flottille de 17 voiliers représentant chacun l’un des objectifs du développement durable (ODD) 2030, mis à l’eau par l’ONU .

Nous sommes le mercredi 28 août.

Deux jours plus tard, la troisième session des négociations sur le traité pour les océans se termine sans avancée majeure. Les quelques 190 pays réunis lors de ces deux semaines de discussions aboutissent à un statu quo. Certains Etats font pression pour un maintien du mode de gestion actuel – catastrophique – des océans.

Nous sommes le 30 août et les négociations ne sont clairement pas à la hauteur de l’urgence.

That’s why it’s so frustrating to see UN members like the European Union proposing insufficient solutions that don’t represent a real change for our oceans. In addition, we expect more ambition from China, the host of the CBD CoP15, to be at the forefront of biodiversity protection. We also expect a maritime nation like Norway to take leadership in this process and are disappointed to see them push for a treaty that manages our global oceans in the same way which has brought them to the brink of collapse.

Source : Greenpeace

Que faire ? 

Les gouvernements prendront-ils conscience des responsabilités qui leur incombent, en plaçant la protection des océans au-dessus des intérêts économiques ? Désormais, les enjeux sont encore plus importants pour la phase finale des négociations qui aura lieu en 2020. Ensemble, faisons pression sur le gouvernement français pour qu’il s’engage !

Greenpeace exhorte les chefs d’État et les ministres à faire de ce traité pour la conservation et la gestion durable de la haute mer, la priorité dans l’agenda international de l’année à venir.

Source : Greenpeace

Vous pouvez nous soutenir en nous aidant à mettre la pression sur le gouvernement français – pour rappel, la France possède le deuxième domaine maritime mondial – pour qu’il s’engage pour le traité le plus ambitieux possible en signant la pétition et en partageant cet article et ces informations sur vos réseaux sociaux avec le hashtag #ProtectTheOceans.

Les résultats de ce rapport montrent qu’il est tout à fait possible de créer un réseau mondial d’aires marines protégées représentatif sur le plan écologique pour répondre à la crise actuelle à laquelle nos océans doivent faire face et permettre leur restauration. Ce besoin est impérieux et les moyens pour agir d’ores et déjà disponibles. La réalisation de ce projet ne dépend donc que de la volonté politique.

Source : Rapport 30×30

Mobilisons nous !

Edit post campagne :


Ce contenu n’est pas sponsorisé, mais a été écrit en collaboration avec Greenpeace dans le cadre de la campagne #ProtectTheOceans.
Greenpeace France est une organisation indépendante des Etats, des pouvoirs politiques et économiques qui agit selon les principes de non-violence pour protéger l’environnement, la biodiversité et promouvoir la paix. Elle s’appuie sur un mouvement de citoyennes et citoyens engagé-e-s pour construire un monde durable et équitable. Greenpeace est présente dans 55 pays, sur tous les continents et tous les océans grâce à ses 28 bureaux nationaux et régionaux et ses trois bateaux. Elle compte plus de trois millions d’adhérent-es, dont 215 000 en France, et plus de 36 000 bénévoles à travers le monde.  
Pour toute question, merci de bien vouloir utiliser l’e-mail : contact@dearlobbies.com ou le formulaire du site.

Concours x Minuit sur Terre

Ce concours est sponsorisé.

Vendredi 11 septembre 2020. Tiens, c’est en l’écrivant que je me rends compte de la date. Bref. Je suis dans le rush, comme d’habitude me direz-vous, vous commencez à être habituté.e.s ! Je vois dans ma boite de réception un très gentil message de la part d’Emma – qui travaille chez Minuit sur Terre – et qui a écouté ce matin mon podcast enregistré avec Jeane de Basilic. Elle me dit qu’elle aimerait travailler avec moi, et ça tombe bien, moi aussi, alors je lui propose de la recontacter ce lundi pour en discuter. Mais non voyons Roxane, tu n’as pas assez de travail ! Renvoie lui un message et propose lui un concours pour la newsletter de ce lundi ! Une tâche en plus ou en moins me direz-vous (bis), j’arriverai à gérer ! Vous savez, je suis le genre de personne qui met un message d’absence sur ses mails car elle est sous l’eau … et qui traite quand même ses mails …

Breffons (bis) ! Nous partons donc sur un concours pour le lundi 14 septembre.

Depuis 2017, la marque Minuit sur Terre évolue autour d’une valeur phare : le respect, que ce soit vis à vis des animaux, des hommes, ou de l’environnement. L’objectif est de permettre à chacun d’oser l’éthique, en proposant des articles de mode conçus dans de bonnes conditions de travail, sans aucune matière animale, avec l’impact environnemental le plus faible possible et surtout sans concession ni sur le style, ni sur la qualité. 

Pour chaque produit conçu, quatre grandes exigences entrent en compte : 

  • Le respect des animaux, avec la conception de produits 100% vegan et cruelty free
  • La rémunération juste des travailleurs, avec une fabrication européenne, dans des ateliers où de bonnes conditions de travail sont respectées
  • La diminution de notre empreinte environnementale, avec l’utilisation de matières premières naturelles et recyclées
  • La conception de produits esthétiques et désirables

Les matières utilisées sont fabriquées en Italie et certifiées Oeko-Tex, ce qui certifie qu’elles ne présentent aucun danger pour la santé ni des fabricant.e.s des articles, ni de celles et ceux qui les portent. Ces dernières sont végétales et autant que possible, recyclées. La doublure intérieure de tous les modèles de chaussures est constituée d’une matière innovante faite de céréales – non destinées à la consommation humaine – et de plastique recyclé. Une autre matière est également utilisée pour certains modèles – cette fois-ci développée à base de raisin – à l’aide de déchets viticoles et d’huiles végétales. En septembre, une nouvelle matière végétale fait son entrée au sein des collections, à base de déchets de pommes issus de l’industrie agro-alimentaire. La doublure des sacs, ainsi que les lacets et le mesh des baskets, sont fabriqués à partir de bouteilles plastiques recyclées. 

Minuit sur Terre vous offre 1 article au choix sur leur site !

La toute première gamme de pulls commercialisée cet automne – vegan et cruelty free – est fabriquée à l’aide d’une matière issue de l’économie circulaire : des déchets de production des entreprises de tissage et de tricotage sont transformés en fibres puis sont filés et teints pour devenir de nouveaux fils. Ce matériau a notamment l’avantage d’être composé de 75% de coton recyclé sans pour autant être aussi gourmand en eau que le coton conventionnel. Le procédé réduit à hauteur de 46% la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre lors de la fabrication, comparé à une matière similaire fabriquée avec des matières premières vierges.  

L’ensemble des articles – chaussures, sacs et pulls – est confectionné au Portugal dans la région de Porto.

Pour les expéditions, Minuit sur Terre travaille avec un entrepôt situé en France, en Bourgogne, et veille à diminuer l’impact environnemental de l’emballage et du transport des colis. Les boîtes à chaussures sont en carton recyclé, ainsi que le papier utilisé pour protéger les paires. Il en est de même pour les sacs et les pulls.  

La transparence est au coeur de Minuit sur Terre depuis toujours. Nous tenons à expliquer chacune de nos décisions, à préciser la composition de chaque matière que nous utilisons, à détailler notre processus de production et à pratiquer les prix les plus justes et justifiés possibles. Nous détaillons tous nos coûts sur notre site web pour expliquer nos prix à nos client.e.s. 

Minuit sur Terre vous offre 1 article au choix sur leur site !

Pour prendre en charge la seconde vie de nos produits, nous avons mis en place une plateforme de seconde main, l’Aurore. Nous y proposons à prix réduits des prototypes portés lors des shootings, des paires avec petits défauts mais aussi des paires d’occasion, en très bon état, reprises à nos client.e.s. Toutes les 100 paires vendues sur la plateforme, nous faisons un don de 1000€ à l’une des associations de protection des animaux ou de l’environnement proposées par nos client.e.s. Nous soutenons aussi avec Minuit sur Terre des associations dont le travail correspond à nos valeurs : pour la vente de chaque paire de nos baskets brodées Virevolte Renard (qui sortiront le 16 septembre), 5€ seront reversés à l’Association de Protection des Animaux Sauvages (ASPAS). 

Alors, ça vous tente ?


Retrouvez Minuit sur Terre sur Instagram.

Ce concours est désormais terminé. La gagnante est Andréa Dameron. Si vous n’avez pas gagné mais que vous souhaitez tout de même découvrir la marque, le code promo (non affilié) DEARMINUIT – valable jusqu’au 15 novembre – vous offre une réduction de 5 € sur tout le site.


Pour toute question, merci de bien vouloir utiliser le formulaire du site.

Endométriose x CBD

Ce contenu n’est pas sponsorisé.

Le samedi 18 juillet dernier, j’apprenais avec soulagement (oui oui) et après plus de dix années de douleurs, que j’étais atteinte d’endométriose. J’ai évidemment pleuré, je ne vais pas vous mentir, mais je me suis surtout sentie soulagée, soulagée de savoir que mes crampes étaient bien réelles – et pas simplement présentes dans ma tête – et que mon investigation s’arrêtait enfin là, ouf. Alors oui, se savoir atteinte d’une maladie à vie est extrêmement stressant, d’autant plus qu’aucun traitement n’existe, mais d’un autre côté, je connais enfin le pourquoi du comment, je vais pouvoir respirer un bon coup, et ensuite, agir. Je précise que j’ai réclamé à mon médecin un diagnostic car je n’en pouvais plus. On m’a alors conseillé l’une des spécialistes en la matière, le Docteur Brigitte Martin, spécialiste en radiodiagnostic et imagerie médicale.

Voici ce que j’écrivais sur Instagram, ce fameux samedi :

Au début, j’ai eu envie de pleurer, mais j’ai retenu mes larmes, en attendant de pouvoir me retrouver chez moi pour tout lâcher, tranquillement (je suis toujours dans la salle d’attente). J’ai aussi ressenti une immense force, car un autre combat « s’offre » à moi (je préfère le prendre comme ça plutôt que de déprimer). J’aime le combat, il me nourrit. Je suis triste, mais aussi déterminée. Je me sens forte et courageuse. Et dans le même temps, ce diagnostic explique tellement de choses, il me soulage donc dans un sens, car j’ai désormais des réponses (et explications) à mes questions (et douleurs). Je sais enfin où j’en suis et où je vais (quoi que). Il n’y a pas de traitement, à part la pilule, qui n’en est d’ailleurs pas vraiment un. ET JAMAIS JE NE REPRENDRAI CETTE MERDE. Donc, je redeviens un cobaye après quelques temps de répit, et je trouverai des solutions alternatives. D’ailleurs, si des praticien.ne.s de santé spécialisés dans cette maladie me suivent, je serais ravie de tester vos traitements, et d’en parler si ceux-ci sont efficaces. Bref, je suis dans le coton là, et je crois que c’est normal, mais ça ira, j’en suis sûre.

Nous sommes désormais le mercredi 9 septembre, et j’ai volontairement attendu quelques temps avant d’écrire cet article, afin de réellement m’observer sur deux cycles et de vous faire des retours.

Avant toute chose, je me dois de préciser que je ne suis pas médecin, et que tout ce qui est inscrit ici relève de ma propre expérience. Merci de ne pas m’envoyer de questions, et de contacter un.e praticien.n.e de santé avant toute démarche. Je ne suis absolument pas habilitée – ni compétente – à vous donner des conseils, je ne le ferai donc pas.

Il faut bien séparer l’endométriose des douleurs post et pré menstruelles pour la simple et bonne raison que l’endométriose est une maladie. Les marques de cosmétique et de CBD ne peuvent légalement pas se positionner sur des sujets médicaux, même si les client.es rapportent des améliorations. Il n’y a cependant rien de magique, nous avons tous.tes des systèmes endocannabinoïdes différents. Nous réagissons donc de manière différente, il ne faut pas s’attendre à une disparition des douleurs en un claquement de doigts. Il faut voir le CBD comme une aide dans un ensemble de solutions.

Laure Bouguen, fondatrice de HO KARAN

Parlons donc de CBD, et de son effet sur la douleur. J’ai contacté plusieurs marques sur Instagram, et certaines m’ont proposé de m’envoyer des produits à tester. Voici donc tout simplement mes notes :

Mardi 21 juillet : Crampes liées aux SPM. Je teste l’Huile au Cannabidiol – Full Spectrum Prenium – 20% CBD de la marque CBD CORNER. Je prends 5 gouttes et les crampes s’arrêtent. Parfois les crampes passent d’elles-mêmes, je ne sais donc pas si cela est dû au CBD ou pas. PS : La boutique est située au 9 rue Tiquetonne, 75002 PARIS et son personnel vous reçoit sur RDV pour conseils spécialisés. Ils ne vendent que les huiles, pas de fleurs.

Jeudi 23 juillet : Premier jour de règles. Je teste le massage sur le ventre avec le Baume CBD 1% de la marque ARPA. L’odeur me rappelle celle des Kinder Suprise de mon enfance – ahhh la mémoire sensorielle – alors que cela n’a strictement rien à voir. Je me masse le bas ventre et la région du coccyx juste avant de dormir. Je fume également un demi-joint de fleur de CBD de chez Le Chanvrier Français, mais je n’apprécie pas plus que ça (je ne suis pas fumeuse à la base). Je m’endors avec ma poche YOKOOL (checkez ce qu’est le bain dérivatif, c’est très apaisant pour ce type de douleurs).

Vendredi 24 juillet : Jour 2. J’ai super mal dormi. MAIS ! Zéro douleur malgré des règles très abondantes ! Zéro !!! C’est assez hallucinant. Je pars sur une dose moins forte de CBD pour tester. Je teste donc l’Huile chanvre CBD – Full spectrum – 15% vendue par Le Chanvrier Français. Retour des douleurs vers 12h15. Je reprends quelques gouttes d’huile, elles passent. Retour des douleurs vers 19h, je reprends de l’huile, elles passent à nouveau. J’ai quelques douleurs dans la soirée, je me fais un lait avec des fleurs (0,25 grammes de COOKIE KUSH et 25cl de lait de coco avec sucre de coco et vanille) et c’est très bon. Je suis complètement KO de base donc je ne saurai pas vous dire si ça me détend ou pas.

Samedi 25 juillet : Jour 3. Nuit difficile bis (je ne dors pas bien de base). Je me réveille en pleine nuit car mes douleurs me lancent dans mes jambes, je reprends quelques gouttes, je me masse avec de l’huile de noisette et de l’huile essentielle d’estragon, je me badigeonne les jambes de gel au Menthol – hyper frais et agréable – envoyé par Le Lab du Bohneur et je retourne dormir. On verra. Je n’ai pas encore essayé l’huile sur les tampons (oui, je dois mettre des tampons en plus des culottes de règles, et j’ai un stérilet donc pas de cup, coucou la police des écolos) car je ne me rappelle pas de la « posologie » et je ne veux pas faire n’importe quoi.

Dimanche 26 juillet : Jour 4. Je prends l’huile (toujours celle du Chanvrier Français) régulièrement, zéro douleur. Un peu hallucinant tout de même.

Lundi 27 juillet : Jour 5. Idem, et toujours zéro douleur.

Voici pour le premier cycle. Les résultats sont donc assez dingues car mes douleurs ont quasiment totalement disparu. Cela faisait des années que je n’avais pas eu un cycle aussi peu douloureux. Attention ! Je re-précise que cet article n’est pas sponsorisé et qu’aucun lien n’est affilié, je vous raconte simplement mon vécu, en toute objectivité. Mais oui, c’est assez hallucinant.

Dimanche 23 août : SPM / Jour 1. Crampes de SPM calmées par l’Huile CBD 10% pure de la marque ARPA. Plus grosses crampes en milieu de journée, pas calmées par l’huile. Je teste donc L’antidote de la marque HO KARAN sur un tampon, pas tellement d’effet non plus. Je repasse à l’Huile au Cannabidiol – Full Spectrum Prenium – 20% CBD de la marque CBD CORNER, les crampes sont toujours là. Je ne comprends pas pourquoi ça fonctionnait si bien lors du précédent cycle, et beaucoup moins cette fois-ci. Je précise que cela me soulage quand même, mais je m’attendais à ce que les douleurs disparaissent totalement (on s’habitue vite au confort hein). Puisque j’ai mal, je teste l’infusion Relaxation du Lab du Bonheur qui est très bonne, même sans sucre. 16h07 (oui, exactement haha), je me masse le ventre et la région du coccyx avec le Baume CBD 1% de la marque ARPA qui sent toujours le Kinder Surprise, petite sensation de chaleur agréable. Sensation générale de mieux, mais crampes toujours présentes. 16h47, ça va mieux mais mes crampes sont toujours présentes et irradient dans le dos. C’est tout de même supportable sans médicament.

Je vous épargne le reste de mon cycle qui sera compliqué, bien que moins douloureux qu’habituellement.

En plus de ces vidéos, je vous invite à consulter les IGTV de la marque ARPA pour plus d’informations.

Conclusion : Ceci étant dit, et c’est important. Lorsque j’ai appris pour l’endométriose, j’ai fait TRES attention à mon alimentation (anti-inflammatoire), et puisque que je n’avais quasiment plus de douleurs, j’ai fait N’IMPORTE QUOI (vin, pain, fromage, etc.) le cycle suivant. Je suis persuadée que la prise en charge de cette maladie doit être globale, et que le CBD n’est qu’une aide d’appoint, qui en complément, fonctionne très bien dans mon cas. Je précise également que mes douleurs hors du cycle (et oui, on n’est jamais tranquille), sont aisément calmées par Huile CBD 10% pure de la marque ARPA.

Parlons maintenant réductions, car on va pas se mentir, c’est CHER !

  • La marque HO KARAN vous offre 15% de réduction avec le code Dearlobbies (non affilié) du 9 au 30 septembre 2020 ;
  • La marque ARPA vous offre 20% de réduction avec le code Dearlobbies (non affilié) du 9 au 20 septembre 2020 ;
  • La marque Le Lab du Bonheur vous offre (taux à confirmer) de réduction avec le code DEARLOBBIES (non affilié) valable jusqu’à la fin de l’année ;
  • La marque CBD CORNER vous offre 20% de réduction avec le code mycbd (non affilié) valable indéfiniment.

Les autres marques que je recommande, qui m’ont proposé de tester leur produits sont : Le Chanvrier Français / Fresh Body Green Mind / SLOW.

Si vous avez le temps, n’hésitez pas à participer à l’enquête EndoFrance : « Soulagement de la douleur des règles. Nous vous proposons de répondre à une enquête menée par le groupe de travail au sein de l’association Espoir (Im)patient, en partenariat avec EndoFrance. L’objectif de cette initiative citoyenne est de récolter des données sur les méthodes alternatives dans la gestion des douleurs pelviennes. »

Aller plus loin : EndoFrance publie les résultats d’une grande enquête portant sur le parcours et la vie des femmes souffrant d’endométriose, réalisée en partenariat avec le laboratoire Gedeon Richter et Ipsos.


Pour toute question, merci de bien vouloir utiliser le formulaire du site.