Extraits


Au début du présent Sommet, les enfants du monde nous ont dit à leur manière, avec simplicité mais sans ambages, que l’avenir leur appartenait, par suite de quoi ils nous ont tous mis au défi de faire en sorte que, grâce à notre action, ils héritent d’un monde débarrassé des situations indignes et révoltantes qui résultent de la pauvreté, de la dégradation de l’environnement et des modes de développement non durables.

Principe 3

Aussi assumons-nous notre responsabilité collective, qui est de faire progresser et de renforcer, aux niveaux local, national, régional et mondial, les piliers du développement durable que sont le développement économique, le développement social et la protection de l’environnement, qui sont interdépendants et qui se renforcent mutuellement.

Principe 5

Depuis le continent africain, berceau de l’humanité, et à travers le Plan de mise en œuvre du Sommet mondial pour le développement durable et la présente Déclaration, nous nous déclarons responsables les uns envers les autres, responsables envers la communauté des êtres vivants en général et responsables envers nos enfants.

Principe 6

Il y a 30 ans, à Stockholm, nous sommes convenus qu’il était urgent d’agir face au problème de la détérioration de l’environnement. Il y a 10 ans, à la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, tenue à Rio de Janeiro, nous sommes convenus que la protection de l’environnement et le développement social et économique étaient fondamentaux pour le développement durable, compte tenu des principes de Rio. Pour réaliser ce développement, nous
avons adopté le programme mondial intitulé Action 21, ainsi que la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement, envers lesquels nous réaffirmons notre engagement. La Conférence de Rio a marqué une étape significative qui a abouti à l’établissement d’un nouveau programme d’action pour le développement durable.

Principe 8

Nous savons bien que l’éradication de la pauvreté et le changement des modes de consommation et de production, ainsi que la protection et la gestion des ressources naturelles en vue du développement économique et social, sont des objectifs primordiaux et des conditions absolues du développement durable.

Principe 11

Le profond clivage qui divise la société humaine entre riches et pauvres et le fossé toujours plus large entre le monde développé et le monde en développement font peser une lourde menace sur la prospérité, la sécurité et la stabilité mondiales.

Principe 12

L’environnement mondial continue d’être malmené. La réduction de la diversité biologique se poursuit, les ressources halieutiques continuent de se réduire, la désertification progresse dans des terres naguère fertiles, les effets préjudiciables du changement climatique sont déjà évidents, les catastrophes naturelles sont de plus en plus fréquentes et dévastatrices et les pays en développement, de plus en plus vulnérables, et la pollution de l’air, de l’eau et du milieu marin continue de priver des millions d’individus d’une existence convenable.

Principe 13

Nous risquons de voir ces disparités mondiales se perpétuer et, si nous n’agissons pas d’une manière qui modifie radicalement leur vie, les pauvres de la planète risquent de perdre confiance en leurs représentants et dans les systèmes démocratiques en faveur desquels nous demeurons engagés, en ne voyant plus en leurs représentants que des voix qui parlent en l’air ou qui s’époumonent dans le
désert..

Principe 15

Depuis le continent africain, berceau de l’humanité, nous nous promettons solennellement aux peuples du monde et aux générations qui hériteront de cette Terre de faire en sorte que le développement durable que nous appelons de nos vœux devienne une réalité.

Principe 37

Source


Déclaration de Johannesburg sur le développement durable. Nations Unies, 2002