Mes sens ont comme le mal de mer.
Tout semble pourtant aller parfaitement bien.
Le brouhaha émanant de la rue en contrebas sonne bon la joie.
Celle des dernières terrasses.
Et pourtant.
Le contexte m’interpelle.
Il fait nuit.
Chaud.
Trop chaud pour la saison.
L’obscurité.
La température.
L’horaire.
La date.
Un illogisme.
Un signal faible ignoré, comme tant d’autres.
Apprécié, qui plus est.
Un délicieux filet d’air tiède entrant par le Velux et arrivant jusqu’à mon visage me surprend.
Je ferme les yeux.
C’est vrai que c’est agréable, tout de même.
Je me questionne, la conscience doit-elle forcément s’accompagner de souffrance ?
Je crois que ce que je qualifiais présomptueusement de déni, était probablement en réalité de la résilience.


À suivre …