Extraits


Nous sommes conscients du fait que la liberté et la prospérité économique sont étroitement liées et se renforcent mutuellement. Une prospérité économique durable dépend de l’impulsion donnée par la concurrence et l’encouragement de l’esprit d’entreprise, de mesures stimulant l’initiative et l’innovation individuelles, d’une main-d’oeuvre qualifiée et motivée dont les droits fondamentaux sont protégés, de systèmes monétaires solides, d’un système des échanges et des paiements internationaux ouvert et d’un environnement sauvegardé pour les générations futures.

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L’une de nos plus importantes responsabilités est de transmettre aux générations futures un environnement sain, beau et dont le potentiel économique est exempt de menace. Les défis que représentent pour l’environnement les changements climatiques, la destruction de la couche d’ozone, la déforestation, la pollution marine et la perte de la diversité biologique exigent une coopération internationale plus étroite et plus efficace, et une action concrète. Nous, pays industrialisés, avons l’obligation d’être les premiers à relever ces défis. Nous convenons que, compte tenu des menaces de dommages irréversibles pour l’environnement, l’absence de certitude scientifique complète n’est pas une excuse pour ajourner des actions qui se justifient par elles-mêmes. Nous reconnaissons que des économies de marchés fortes et en pleine croissance constituent le meilleur moyen d’assurer avec succès la protection de l’environnement.

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Les changements climatiques sont d’une importance vitale. Nous nous sommes engagés à entreprendre des efforts communs pour limiter les émissions de gaz à effet de serre tel que le dioxyde de carbone. Nous soutenons fermement les travaux du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et nous attendons la publication de son rapport intégral en août. La Deuxième conférence mondiale sur le climat fournira à tous les pays l’occasion d’étudier la question des objectifs et des stratégies concernant la limitation ou la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre et de débattre d’une réponse internationale efficace. Nous réitérons notre soutien à la négociation d’une Convention cadre sur les changements climatiques, sous l’égide du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM).

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Nous reconnaissons qu’un renforcement de la coopération sera nécessaire concernant la théorie et les effets des changements climatiques, ainsi que les implications économiques des stratégies de réponse possibles. Nous reconnaissons qu’il est important d’œuvrer en commun pour développer, dans les décennies à venir, de nouvelles technologies et méthodes permettant de compléter les économies d’énergie, et d’autres mesures visant à réduire les émissions de dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre. Nous soutenons une intensification de l’analyse et de la recherche scientifiques et économiques sur la dynamique et l’impact potentiel des changements climatiques, et sur les réponses potentielles de la part des pays développés et en développement.

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Nous sommes prêts à engager des négociations dans les instances appropriées aussi vite que possible sur une convention ou un accord global nécessaire pour freiner la destruction de la forêt, protéger la diversité biologique, stimuler les actions positives et lutter contre les menaces pesant sur les forêts dans le monde entier. (La convention) (l’accord) devrait être conclu(e) le plus tôt possible, mais au plus tard en 1992. Les travaux du GIEC et d’autres organismes devraient être pris en considération.

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La destruction, dans le monde entier, de zones sensibles sur le plan écologique se poursuit à un rythme alarmant. La disparition des forêts tempérées et tropicales, les pressions en matière d’aménagement dans les estuaires, les marécages et les récifs de corail, ainsi que la destruction de la diversité biologique sont symptomatiques. Pour renverser cette tendance, nous intensifierons la coopération en vue de la lutte contre la désertification ; nous développerons les projets visant à préserver la diversité biologique et à protéger l’Antarctique ; et nous aiderons les pays en développement dans leurs efforts concernant l’environnement. Nous travaillerons au sein du PNUE et d’autres instances afin d’atteindre ces objectifs et nous participerons activement aux travaux du PNUE pour protéger la diversité biologique.

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Source


Sommet de Houston. G7, 1990